LES CHEMINEMENTS

 En zone rurale, les chemins agricoles sont en principe ouverts à la circulation équestre.

 

Le signal « Interdiction générale de circuler dans les deux sens » ne concerne, exceptionnellement, pas les cavaliers. Ces derniers peuvent donc passer outre, mais pas les attelages !
En revanche, le signal « Circulation interdite aux animaux » s’adresse aux animaux de trait et de selle. Les cavaliers n’ont pas le droit de le franchir. L’attelage oui, puisque considéré comme véhicule hippomobile.
Les chemins pour piétons et les pistes cyclables signalées comme tels sont interdits aux cavaliers. La bande cyclable fait partie de la chaussée et le cavalier doit se tenir sur le côté droit de celle-ci, donc contre la marque jaune.
Sur les cheminements mixtes, séparés ou non, seuls deux groupes d’usagers peuvent circuler sans se gêner. Le signal rond, bleu, ne peut donc comporter que la silhouette du piéton et du cycliste (auquel cas le cavalier n’est pas autorisé) ou du piéton et du cavalier.

 

Terrains privés

L’usage d’un chemin privé ou la traversée d’un terrain privé est tributaire de l’autorisation de son propriétaire. Si celui-ci a autorisé le passage de cavaliers, il convient de ne pas en abuser et d’éviter de passer quand le terrain est boueux.

 

Routes

Cavaliers et meneurs sont soumis aux règles de la circulation (voir ci-après chapitre D).
Les trottoirs sont réservés aux piétons.

 

Terrains agricoles

Il est strictement interdit de chevaucher sur des terrains agricoles quelle qu’en soit la nature et à tous les stades de développement de la culture (champ ensemencé ou prêt à l'être, terrain chargé de grains en tuyau, de raisins ou autres fruits, prairies ou prés non fauchés).

Attention, les jachères, semées par les agriculteurs pour favoriser la biodiversité sont aussi des cultures, ceci même en hiver ! En été cependant, les champs de chaume sont accessibles aux chevaux (voir ci-dessous). Naturellement, le chien qui accompagne le cavalier ne doit pas divaguer dans les cultures !

Le cavalier est responsable des dégâts qu’il cause dans les cultures agricoles.

 

Chaume de blé

Les champs de chaume (champ de céréales coupées) sont autorisés aux chevaux tant qu’ils n’ont pas été labourés. Les chaumes de blé sont particulièrement agréables à chevaucher.

 

Chaume de colza

Attention aux chaumes de colza, dont les tiges dures et coupantes sont dangereuses pour les jambes du cheval. Ici, une nouvelle culture pousse dans le chaume de colza.

 

Nouvelles méthodes de culture

Après la moisson, un nouveau semis de couvert végétal est réalisé. Le champ n’est donc pas forcément labouré.

Un engrais vert (couvert végétal) est en train de pousser dans le chaume de blé sans être forcément visible de loin. Ce chaume ne peut donc plus être chevauché. En août le couvert est bien développé et une autre culture sera semée directement dedans.

 

Bandes herbeuses

Les agriculteurs sont incités à installer des bandes d’herbe d’une largeur de 3 m au moins en bordure de forêt, de haie ou de rivière. Ces bandes, riches en fleurs et en petits animaux, ne sont pas des pistes de galop, mais des surfaces à ménager, qu’il est interdit de franchir à pied, à cheval ou avec un véhicule. Ceci sous peine de sanctions infligées à l’agriculteur, lequel peut perdre le droit à une partie des contributions qu’il reçoit pour les prestations écologiques.

 

En forêt

Les forêts appartiennent à des collectivités publiques et à des particuliers. La circulation à cheval y est donc règlementée.

En forêt, seules les activités pratiquées à pied sont autorisées en dehors des chemins forestiers. Ainsi, le passage des chevaux et des attelages est autorisé – hors mesure de police – uniquement sur les chemins forestiers (circulables par des véhicules à moteur d’exploitation forestière) et sur des cheminements en terre ou sommairement aménagés qui sont dûment signalisés (losange bleu avec silhouette du cheval monté).

On doit absolument s’abstenir de quitter les chemins pour pénétrer les sous-bois, sur des sentiers au gabarit étroit, des exploitations forestières ou des réserves naturelles, sans oublier qu’un sous-bois peut être marécageux et donc dangereux. Lorsque les chemins de forêt autorisés sont détrempés, il faut s’abstenir d’y chevaucher.

 

Pistes Vita

Ces pistes sont strictement réservées aux piétons et donc interdites aux cavaliers.

Cours d’eau

Un cours d’eau doit être franchi perpendiculairement et non sur une bonne longueur pour rafraîchir la monture. Le cavalier s’assurera de ne pas abimer les berges des rivières. Il évitera de traverser un cours d’eau pendant la période de frai (octobre à février). Les gués sont praticables toute l’année.